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Lot 420 - École FRANÇAISE vers 1400-1410. Moine franciscain en prière devant la Vierge et [...]

Estimation : 100 000 € / 150 000 €

Adjugé 820 000 €


Résultats sans frais

École FRANÇAISE vers 1400-1410.
Moine franciscain en prière devant la Vierge et l’Enfant Jésus, présenté par saint Louis de Toulouse, à droite saint André.
Tempera sur panneau, annotations dans la partie inférieures apocryphes.
H. 42 cm - L. 23 cm.
Restaurations dans le vêtement du moine agenouillé et dans les armes.

Exposition : 1959, Tours, Musée des Beaux-Arts, L’art ancien dans les collections privées de Touraine. N°1, comme : Peintre siennois proche de Sassetta.

Bibliographie : - Michel Laclotte, Tableaux de chevalet français vers 1400, Art de France, III, 1963, p. 220, repr. p. 221 comme École parisienne début du XVe siècle. - Carlo Lodovico Ragghianti, Pertinence francesi nel Cinquecento, Critica d’Arte, 1972, n° 122, pp. 85-87, repr. comme Peintre de la France du Nord vers 1400.

Nous remercions monsieur Frédéric Elsig pour son avis et ses informations et qui dans un e-mail du 15 mai 2018 rapproche cette œuvre du cercle des peintres parisien vers 1400-1410, tel le Maître de la petite Piéta ronde.

Un certificat d’exportation sera remis à l’acquéreur.

Expert : Gérard AUGUIER - + 39 335 14 04 157. Comme le souligne Charles Sterling, dans sa remarquable introduction à « La peinture médiévale à Paris 1300-15001 »
… « …les tableaux qui ont été peints en France au cours du XIVe et du XVe siècle ont disparu en majorité écrasante. » Le tableau, aujourd’hui présenté à la vente, fut révélé par Borris Lossky à l’occasion d’une exposition au musée de Tours en 1959, mais la rareté des éléments de comparaisons le firent attribué alors à un « Peintre Siennois proche de Sassetta ».

Dans un article, en partie consacré à la critique de l’exposition « Europaïsche Kunst um 1400 » qui eut lieu à Vienne en 1962, Michel Laclotte publiant notre tableau comme « Ecole Parisienne ?, début du XVe siècle. » propose une longue étude de cette œuvre, que nous reproduisons dans sa plus grande partie, replaçant admirablement l’œuvre dans son contexte et son environnement.

« ... Remarquons le d’abord, la peinture a subi des modifications qui en altèrent l’iconographie. L’exécution du vêtement du personnage agenouillé, des armoiries et de l’inscription S. Bernardus, S. Andrea, révèle en effet la main d’un artiste postérieur à celui qui peignit le reste du tableau. Sans doute voulut-on transformer en saint Bernard le simple donateur prévu à l’origine. Le geste de présentation de saint André n’aurait autrement aucun sens et l’on peut imaginer sous les repeints un signe de protection analogue du saint abbé, posant sa main droite sur l’épaule de l’orant. Ces modifications, d’ailleurs anciennes, restent heureusement localisées et n’interdisent pas de juger le style original de l’œuvre. Quiconque est familier des enluminures parisiennes du premier quart du XVe siècle reconnaitra d’abord sans peine dans les motifs décoratifs du trône et des vêtements, les bandes de rayures, de petits cercles ou de tirets si fréquemment utilisés par les Limbourg et les maîtres de Rohan, de Boucicaut ou du duc de Bedford. Le carrelage à réseau triangulaire, le nimbe de saint André, le motif à chimères de la chape du saint abbé, se retrouvent aussi aisément chez l’un ou l’autre des artistes de ce groupe : la nomenclature de ces analogies ornementales serait fastidieuse.

Certes le piquetage doré de la robe de la Vierge pourrait orienter la recherche vers la Bourgogne de ce temps (on retrouve le même traitement dans la Piéta ronde et la Déposition de croix, sans doute de Bellechose, du Louvre) si l’élégance ornée et purement linéaire du style ne ramenait à l’école franco-flamande de Paris. Ainsi la grâce fluide des arabesques évoque-t-elle, surtout dans le groupe central, les souples cadences du maître de Boucicaut (qui, dans son Daniel des Heures du musée Jacquemart-André, surmonte aussi la figure de Dieu le Père d’un dais aérien plaisamment soutenu par des anges).

Mais l’auteur du tableau connaît également fort bien l’art plus tendu du maître de Rohan, comme en témoigne la nervosité expressive de l’Enfant et la véhémence du saint André, si proche parent d’ailleurs de certains Apôtres des Heures à l’usage d’Angers enluminées dans l’atelier du maître (ancienne collection Martin Le Roy).

On aimerait reconnaître enfin, dans la délicate individualisation des visages du donateur et surtout du saint abbé, véritables portraits, un écho de la sensibilité réaliste des Limbourg. Est-il présomptueux, après ces rapprochements, de conclure en attribuant l’œuvre à un peintre franco-flamand, miniaturiste sans doute, travaillant dans le Domaine royal entre 1405- et 1425

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Thème : Peintures et dessins Ajouter ce thème à mes alertes